Pour inspirer un engagement citoyen coordonné sur les problèmes locaux de droits de l’homme, la Coalition développe des constellations de Sites de conscience appelées les Réseaux régionaux. Dirigés par des Sites de conscience agréés, ces réseaux régionaux coordonnent les efforts menés pour commémorer les histoires communes et traiter de leurs héritages communs actuels. Par l’organisation de projets communs, d’ateliers, de consultations entre deux sites et d’autres activités, les réseaux régionaux développent les capacités des initiatives émergentes dans chaque région et renforcent la mémoire collective des luttes passées pour les droits de l’homme.
Les Sites de conscience en Afrique : Se servir des exemples historiques d’action citoyenne pour développer des démocraties post-coloniales et post-conflits
Ce réseau travaille avec des sites commémorant le passé dans des pays du sud, du centre-est et de l’ouest de l’Afrique qui connaissent des transitions post-coloniales et post-conflits. Les membres du réseau collaborent pour présenter des modèles historiques de participation civique au changement démocratique et utilisent ces histoires pour inciter au dialogue et à la participation aux changements futurs.
Les Sites de conscience en Asie : Promouvoir des cultures de la paix et du pluralisme à la suite de conflits ethniques et religieux
Dirigé par le Liberation War Museum, ce réseau travaille avec les Sites de Conscience en Asie pour utiliser les exemples historiques aussi bien de conflits que d’harmonie en vue d’élaborer un modèle de pluralisme ethnique et religieux et d’inciter les jeunes générations à s’engager activement dans la promotion de ces valeurs.
Les Sites de conscience en Europe: Promouvoir des cultures de tolérance et de valeurs démocratiques en s’attaquant à la xénophobie et à l’exclusion
En cette période d’inquiétude croissante en Europe face à l’exclusion sociale, aux migrations, à la xénophobie et à la discrimination, les sites de mémoire ont un rôle essentiel à jouer dans la promotion de la tolérance et d’un dialogue public sur la signification et la pratique de la citoyenneté, des droits de l’homme et de la réconciliation. Lancé à l’École de la paix de Monte Sole en juin 2008, le réseau des sites de conscience en Europe regroupe des sites commémorant la Shoah – tels que la Maison de la conférence de Wannsee en Allemagne où les dirigeants nazis adoptèrent la « solution finale » ou le Mémorial de Terezin en République tchèque, ghetto et station de transit des juifs – et des sites commémorant des conflits plus récents – tels que le Museum of Free Derry en Irlande du Nord ou le Musée de la paix de Gernika en Espagne – pour qu’ils travaillent ensemble à atteindre leur objectif commun : trouver une réponse à la montée alarmante de la xénophobie et de la discrimination en Europe. Les membres du réseau élaborent actuellement des programmes permanents utilisant l’histoire des sites pour faciliter des dialogues publics sur les enjeux contemporains des préjugés, de l’exclusion, de l’immigration et/ou de la violence dans leur propre communauté.
Les Sites de conscience sur l’immigration: Stimuler la conversation sur l’immigration et questions connexes
Ce réseau de 14 musées américains et européens sur l’histoire de l’immigration a été créé en août 2008 pour stimuler une conversation nationale et internationale novatrice sur l’immigration aujourd’hui. Les membres du réseau collaborent dans le but d’utiliser des perspectives et des héritages historiques pour ouvrir de nouveaux centres consacrés à l’éducation et au dialogue sur les enjeux actuels de l’immigration en vue de : stimuler les conversations locales et nationales en cours sur l’immigration et ses enjeux connexes ; promouvoir les valeurs humanitaires et démocratiques et traiter tous les publics comme des acteurs du dialogue sur l’immigration. Les membres du réseau élaborent, sur chacun de leurs sites, de nouveaux dialogues publics sur les enjeux de l’immigration pour la communauté où ils se trouvent ; dispensent une formation sur les enjeux contemporains de l’immigration et organisent des programmes de dialogue pour leur personnel en contact avec le public ; enfin ils lancent actuellement une campagne médiatique nationale aux États-Unis.
Les Sites de conscience des pensionnats et des écoles résidentielles indiens: Confronter les différents héritages du passé
À la fin du XIXe siècle, les gouvernements américain et canadien commencèrent à créer des pensionnats, ou des écoles résidentielles, spécialement destinés à assimiler les enfants amérindiens. Par cette expérience éducative, ils espéraient résoudre le « problème indien » en « civilisant » la population, en effaçant leurs traditions, leurs coutumes et leur identité dès leur jeune âge. Des milliers d’enfants amérindiens furent ainsi envoyés de force loin de leurs foyers pour vivre dans ces écoles. Beaucoup durent lutter contre la solitude et la peur, loin de leurs tribus et de leurs coutumes familières, mais d’autres réussirent à prospérer malgré les difficultés, formant des amitiés qui durèrent leur vie entière, rejetant les normes qui leur étaient imposées et parvenant à préserver leurs identités indiennes. Le Réseau des Sites de conscience des pensionnats et des écoles résidentielles indiens vise à utiliser l’histoire de ces établissements scolaires pour traiter de questions cruciales sur les enjeux contemporains auxquels les communautés amérindiennes sont confrontées. Le réseau s’efforce de faire de ces écoles de nouveaux centres permettant aux communautés de s’attaquer au passé difficile de ces pensionnats et de discuter de leurs différentes conséquences actuelles.
Les Sites de conscience en Russie : Développer une culture anti-totalitaire
Dirigé par le Musée du Goulag à Perm-36, ce réseau travaille avec les musées et les sites historiques russes pour accroître la prise de conscience, au sein de la population, de l’histoire et des conséquences du totalitarisme et engager activement les citoyens à répondre aux menaces qui pèsent actuellement sur la démocratie russe.
Les Sites de conscience en Amérique latine : Promouvoir le débat par la construction de la mémoire du passé récent
Dirigé par Memoria Abierta, ce réseau renforce les capacités des sites commémorant le terrorisme d’État en Amérique latine (dans une première phase surtout en Argentine, au Chili et au Pérou), ceci afin de préserver la mémoire de la période des dictatures et de leurs conséquences sociales, d’utiliser cette mémoire pour influencer la culture politique et de travailler avec les jeunes pour prévenir l’autoritarisme sous toutes ses formes dans les générations futures.
Rejoignez un réseau mondial en pleine expansion d’organisations et d’individus qui s’engagent pour aider les sites historiques à inspirer conscience sociale et action.
Pour vous inscrire en ligne dès aujourd’hui, choisissez une catégorie d’adhésion dans le menu ci-dessous.