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Constitution Hill

P.O. Box 31005
Braamfontein 2017
Johannesbourg, Afrique du Sud

Tél. : +27-11-381-3129
Fax : +27-11-381-3108

Réseau des Sites de conscience en Afrique

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La Commémoration

Après la fermeture définitive des différentes prisons du complexe en 1983, le site est resté à l’abandon pendant de nombreuses années. Ce n’est qu’en 1996 que les juges de la nouvelle Cour constitutionnelle ont annoncé que ce complexe pénitentiaire tristement célèbre allait devenir le siège de l’institution. C’était une décision audacieuse et hautement symbolique montrant l’ampleur des espoirs suscités par la création de la nouvelle Afrique du Sud et la volonté d’honorer les souffrances du passé.

Depuis cette annonce mémorable, le Bloc numéro quatre a fait l’objet d’une remarquable transformation. Il est devenu Constitution Hill, vaste projet de rénovation du centre urbain de Johannesburg et quartier à usage mixte avec, en son cœur, la Cour constitutionnelle entourée des bâtiments de l’ancien pénitencier, lesquels sont devenus d’importants sites du patrimoine de la ville. Le principe fondamental de conservation utilisé pour convertir les prisons en attractions touristiques a été de faciliter l’appropriation des espaces par le public et, en particulier, par les anciens détenus. Chaque fois que cela est possible, le processus de création de l’exposition est mis en évidence, à la fois pour montrer le travail mené dans les coulisses par l’équipe de conservateurs et pour inviter les visiteurs et anciens prisonniers à exprimer leurs réactions, dotant ainsi Constitution Hill d’un niveau d’interprétation supplémentaire.

À Constitution Hill, les visiteurs font l’expérience des changements spectaculaires qu’a connus l’Afrique du Sud ainsi que des rêves, des espoirs et des différentes possibilités d’avenir du pays grâce à des expositions et à des programmes publics provocateurs. Ainsi, la reconstitution des cellules des anciens détenus, qui montre les couvertures utilisées par ces derniers et des pièces d’échec sculptées dans du pain, illustre la manière dont ils passaient leurs journées, tandis qu’un mur de portraits d’anciens détenus incite les visiteurs à réfléchir à la notion même de criminel.