Sites de conscience en Amérique latine

Promouvoir le débat par la construction de la mémoire du passé récent
Dirigé par Memoria Abierta, ce réseau renforce les capacités des sites commémorant les périodes de violents conflits intérieurs et de terrorisme d’État en Amérique latine, afin de préserver la mémoire de l’époque des dictatures et de leurs conséquences sociales. L’objectif est d’utiliser cette mémoire pour influencer la culture politique et travailler avec les jeunes pour prévenir l’autoritarisme sous toutes ses formes chez les générations futures.
Pour plus d’informations sur les activités récentes du réseau, cliquez ici

Participants

Asociación Paz y Esperanza
Contact: German Vargas Farias
Urbanización Mariscal Caceres Mz L lote
Ayacucho
Peru
Tél.: 066 312779
E-mail: gvargas@pazyesperanza.org

Asociación Paz y Esperanza [Association pour la paix et l’espoir], association chrétienne à but non lucratif installée au Pérou, œuvre à promouvoir la justice sociale et le développement intégral des indigents et des exclus. Son action consiste à défendre et prodiguer des soins complets aux personnes et communautés vivant dans des situations d’injustice ; à participer au renforcement de la démocratie et à réconcilier le pays ; à promouvoir le développement des capacités pour l’autonomisation de la population, à défendre leurs droits et à promouvoir une culture de la paix ; à réunir les acteurs locaux dans une démarche interculturelle et soucieuse d’équité entre les sexes ; à rechercher la durabilité de nos propositions et à encourager la mission des églises évangéliques. L’association a été fondée en 1996 par un groupe de professionnels, pasteurs et membres de plusieurs églises évangéliques.

Casa por la Memoria y la Cultura Popular
Contact : Maria Susana Muñoz
Pasaje Las Orequideas 767
Mendoza, C.P. 5501
Argentine
Tél. : + 54-0261-429-5667 begin_of_the_skype_highlighting              + 54-0261-429-5667      end_of_the_skype_highlighting
E-mail : bibliotecaycasaporlamemoria@yahoo.com.ar

La Casa por la Memoria y la Cultura Popular (Maison de la mémoire et de la culture populaire) s’efforce de coordonner les efforts des associations de Mendoza et de sa région sur différents projets : l’ouverture de procédures judiciaires pour les personnes disparues de la région, l’identification des centres de détention clandestins et la création d’archives orales.

Comisión de Homenaje a las Víctimas de los CCD el Vesubio y Proto-Banco
Contact : Jorge Frederico Watts
Altolaguirre 2514 dto. C
Buenos Aires 1431
Argentine
E-mail : vesubiovictimas@yahoo.com.ar

La Comisión de Homenaje a las Víctimas de los CCD el Vesubio y Proto-Banco (Commission d’hommage aux victimes des centres de détention clandestins El Vesubio et Proto-Banco) enquête sur les violations des droits de l’homme commises à La Matanza pendant la dictature militaire ; réunit des preuves et témoigne dans les procès intentés aux responsables de la dictature ; et se bat pour la reconnaissance des centres de détention El Vesubio et Proto-Banco comme preuves légales dans les poursuites judiciaires et comme futurs sites de mémoire.

Corporación por la Paz Villa Grimaldi (Association pour la paix Villa Grimaldi)
Contact : Margarita Romero, administratrice
Avenida José Arrieta
Peñalolen, 8401, Santiago, Chili
Tél. : +56-2-273-6543
E-mail : margarom@gmail.com
Site Web : www.villagrimaldicorp.cl/

La Corporación Parque por la Paz Villa Grimaldi est située sur l’ancien site de l’un des principaux centres de détention et de torture clandestins du Chili, où furent incarcérés des milliers de prisonniers et où 230 personnes disparurent ou furent exécutées sur ordre des forces de sécurité du régime de Pinochet. Inauguré en 1997 dans un quartier défavorisé à forte population indigène (Mapuches), le Parque por la Paz Villa Grimaldi est un espace public qui accueille des personnes de milieux politiques, culturels et religieux très divers. Le Parque por la Paz Villa Grimaldi se consacre à rendre hommage aux victimes des violations des droits de l’homme, à diffuser des informations sur l’histoire du terrorisme d’État au Chili et à promouvoir une culture des droits de l’homme dans le pays.

Dirección de Derechos Humanos del Municipio de Morón : Proyecto de Investigación Antropológica y Arqueológica Mansión Seré
Contact : Antonela Di Vruno, directeur
Santa María de Oro 3530
Castelar Provincia de Bs. As. 1712
Argentine
Tél. : + 54-011-4458-0134 /35
E-mail : ddhh@moron.gov.ar
Site Web : www.asociacionsere.org.ar/nhist/index.htm#

Dirección de Derechos Humanos del Municipio de Morón : Proyecto de Investigación Antropológica y Arqueológica Mansión Seré (Direction des droits de l’homme de la municipalité de Morón : projet d’enquête anthropologique et archéologique Mansión Seré) effectue actuellement des fouilles sur le site de Mansión Seré, un ancien centre de torture et de détention clandestin dirigé par l’Armée de l’air pendant les premières années de la dictature argentine. Le centre fut fermé au bout de deux ans après l’évasion de plusieurs prisonniers. Le bâtiment fut ultérieurement détruit et un terrain de football et une aire de jeu construits à sa place. La Direction des droits de l’homme de la municipalité de Morón gère une Maison de la mémoire qui organise des visites guidées du site et fait participer aux fouilles des groupes de jeunes de la ville, chargés de réunir des objets et des photographies relatifs au site et d’enquêter sur les abus perpétrés pendant la dictature.

FLACSO-Ecuador
La Pradera E7-174 y Diego de Almagro
Quito
Ecuador
Tél.: 5932 3238888
E-mail:
ecuadorbicentenario@flacso.org.ec
Site Web:www.flacso.org.ec/

Le siège de FLACSO (Facultad Latinoamericana de Ciencias Sociales – [Faculté de sciences sociales d’Amérique latine]) a été établi en Équateur en 1974, par un accord entre le gouvernement équatorien et le système international de FLACSO. Reconnue par la Higher Education Law (loi sur l’enseignement supérieur) en 2000, l’institution fait partie du système universitaire équatorien et jouit d’une autonomie administrative et financière conformément à son décret fondateur. Sa mission est de produire et diffuser des connaissances dans le domaine des sciences sociales, grâce au travail de qualité des chercheurs et enseignants, gouverné par des critères de pluralisme, de liberté et d’autonomie académique, et ce afin de contribuer au développement de la pensée latino-américaine et de favoriser la justice sociale.

Instituto de Diálogo y Propuestas
Contacto: Rocio Romero
M. Gonzáles de la Rosa 394
Lima 27
Peru
Tél.: 5114 610397
E-mail: ids@speedy.com.pe

L’Instituto de Diálogo y Propuestas [Institut pour le dialogue et les propositions] (IDS) est une organisation qui œuvre à promouvoir le processus de décentralisation au Pérou. Elle a pour mission de contribuer à la construction et à la consolidation des expériences de la démocratisation sociale et politique ainsi que d’une culture politique renouvelée pour renforcer l’État civil et les relations entre les acteurs sociopolitiques et l’État. L’IDS a été fondé en 1986 par un groupe de professionnels des sciences sociales et de leaders de différents secteurs de la société péruvienne avec comme objectif de promouvoir le développement de la démocratie, et l’intention de transformer le pays aux niveaux économique et social. Depuis 1986, l’organisation a effectué un grand nombre de recherches dans la sphère politique et sur les propositions des citoyens pour la démocratisation de l’État et de ses institutions.

Memorial da Resistência Pinacoteca do Estado de São Paulo
Contacto: Marcelo Mattos Araújo
Largo General Osório, 66 – Luz
São Paulo
SP. CEP 01213-010
Brasil
E-mail: memorialdaresistencia@pinacoteca.org.br

Le Memorial de Resistencia de Sao Paulo [Mémorial de la résistance de São Paulo] se consacre à la préservation de la mémoire de la résistance et de la répression dans une partie de l’ancien bâtiment et siège du DEOPS/SP (State Department of Political and Social Order [Secrétariat d’État à l’ordre politique et social]) de l’État de São Paulo transformé pour l’occasion. En exposant les mécanismes de contrôle et les abus de la répression de l’État républicain brésilien, et en retrouvant les nombreuses manifestations de résistance des différents segments de la population, ce Mémorial cherche à promouvoir la création d’une conscience des droits de l’homme et à collaborer pour l’éducation de l’ensemble des citoyens. Il est en effet nécessaire de préserver cette mémoire et d’en tirer des leçons de vie afin de permettre une compréhension correcte de notre époque, malgré l’indignation que suscitent encore ces événements. Le programme du musée du Mémorial de la résistance de São Paulo s’articule autour de procédures de recherche, de sauvegarde et de communication d’un héritage, visant à reprendre les approches thématiques qui ont exposé les ramifications étendues de la répression et les stratégies de résistance par le biais de six lignes d’action : centre de référence, sites de mémoire, liste régulière de témoignages, d’expositions, d’action pour l’éducation, et d’action culturelle. Le Mémorial de la résistance de São Paulo cherche surtout à rendre hommage à tous ceux qui, imprégnés de l’idéal de la justice et de la démocratie, se sont battus et se battent encore contre l’oppression.

Movimiento Cuidadano Para que no se Repita
Contact : Rosa María Villarán de la Puente, secrétaire exécutive
Jr. Camilo Carrillo 479, Jesus Maria
Lima, 11
Pérou
Tél. : +511-433-6453 /330 6307
Site Web : www.paraquenoserepita.org.pe/joomla/index.php

Le Movimiento Ciudadano Para Que No Se Repita (Mouvement citoyen Plus jamais cela) est une coalition de plus de 400 organisations de défense des droits de l’homme et associations locales réparties sur l’ensemble du territoire péruvien. Cette coalition a été créée pour faire connaître les conclusions de la commission péruvienne Vérité et Réconciliation, chargée d’enquêter sur les violences et les violations des droits de l’homme perpétrées lors du conflit meurtrier qui a opposé le groupe rebelle maoïste « Sendero Luminoso » (Sentier lumineux) aux forces gouvernementales entre 1980 et 2000. La coalition s’efforce actuellement de répondre aux demandes d’assistance qui lui sont adressées pour organiser des événements commémoratifs et créer des sites en hommage aux victimes et aux survivants du conflit.

Museo de la Memoria – Rosario
Contact : Rubén Chababo, directeur
Av. Del Valle y Callao
Rosario, 2000, Argentine
Tél. : +54-341-480-4511 x 231
E-mail : museomemoria@rosario.gov.ar
Site Web : www.rosario.gov.ar/sitio/lugares_disfrutar/museo…

Les origines du Museo de la Memoria de Rosario [Musée de la mémoire de Rosario] sont liées à la demande exprimée pendant de nombreuses années de différentes organisations de défense des droits de l’homme de la ville de Rosario visant à la création d’un lieu où la mémoire des années de la dernière dictature pourrait être commémorée.
Le Musée de la mémoire de la ville de Rosario est le premier en Argentine à être reconnu d’intérêt national et l’un des premiers en Amérique latine à travailler sur les causes et conséquences des actions de l’État terroriste. Ces dernières années, notre musée a atteint le statut d’institution repère en ce qui concerne les questions de mémoire et des droits de l’homme. C’est une évidence dans les conventions et accords de collaboration signés avec les institutions universitaires du pays, ainsi qu’avec d’autres institutions travaillant dans différents pays d’Amérique latine et d’Europe pour le bien de la reconstruction de la mémoire des périodes post-génocides.

Museo de las Memorias: Dictadura y Derechos Humanos
Contacto: María Stella Cáceres
1066 Museo y Auda Carlos A. Lopez 2273
Asunción
Paraguay
Tél.: 598-21-425873/425345
E-mail msedu@rieder.net.py

Museo de las Memorias : Dictadura y Derechos Humanos [Musée de la mémoire : dictature et droits de l’homme] créé et géré par la Fondation Celestina Pérez de Almada. Ses origines remontent à la découverte des archives de la dictature militaire du général Stroessner en 1992, “MEMORY OF THE WORLD” (Mémoire du monde) par l’UNESCO, situées dans la Courts of Asunción. Logé dans le bâtiment du Bureau national des études techniques (1956 à 1992), un centre clandestin de torture, d’exécutions et de disparitions forcées, le Musée de la mémoire compte trois domaines d’activité : expositions ; centre de recherche, de documentation et d’enseignement de l’Histoire récente ; et réparation historique et sociale. Il offre au visiteur un espace de réflexion et de dialogue sur le passé pour lui permettre de découvrir et de comprendre les facteurs qui ont rendu possible le terrorisme d’État, afin de prévenir sa répétition à l’avenir, et de cultiver une culture de la paix. Le Musée ouvre des musées dans des sites historiques tels que San Juan Misiones, Caacupé et Caaguazú.