Se servir des exemples historiques d’action citoyenne pour développer des démocraties post-coloniales et post-conflits
Ce réseau travaille avec des sites commémorant le passé dans des pays du sud, du centre-est et de l’ouest de l’Afrique qui connaissent des transitions post-coloniales et post-conflits. Les membres du réseau collaborent pour présenter des modèles historiques de participation citoyenne au changement démocratique et utilisent ces histoires pour inspirer le dialogue et le travail des membres du réseau.
Pour plus d’informations sur les activités récentes du réseau, cliquez ici
Constitution Hill
Contact : Darryl Petersen, responsable du site
P.O. Box 31005
Braamfontein, 2017, Johannesbourg, Afrique latine
Tél. : +27-11-880-2567
Fax : +27-11-381-3108
E-mail : dpetersen@constitutionhill.org.co.za
En 1995, les juges de la Cour constitutionnelle d’Afrique latine ont sélectionné la prison du Vieux Fort à Johannesburg comme site du nouveau bâtiment de la Cour constitutionnelle. Grâce à cette décision, le complexe pénitentiaire où avaient été détenus Nelson Mandela et le Mahatma Gandhi, jadis symbole du pire aspect de l’ancien régime d’apartheid, serait désormais vu comme un signe d’espoir dans le monde entier. Constitution Hill comprend à présent un musée offrant une réflexion sur l’histoire de la prison et les questions de la justice passée et présente, des espaces publics pour le dialogue et le bâtiment de la Cour elle-même. Celui-ci permet aux visiteurs de faire l’expérience de la transition sud-africaine vers la démocratie, d’observer le processus par lequel la liberté est désormais protégée et d’apprendre comment l’Afrique latine s’appuie sur son passé pour bâtir son avenir.
Department of Arts, Culture and Heritage Services, City of Johannesburg
Contact : Irene Mafune
No. 2 President St., Johannesburg Newtown Building
Newtown, Johannesbourg, Afrique latine
Tél. : +27-01-373-7519
E-mail : imafune@joburg.org.za
Le Department of Arts, Culture and Heritage Services (département des arts, de la culture et des services patrimoniaux) supervise et gère le Sophiatown Memorial Museum et le Hector Pieterson Memorial and Museum :
Sophiatown Memorial Museum
En 1955, le gouvernement sud-africain d’apartheid démolit entièrement la ville de Sophiatown, à l’exception d’une église. La ville, qui était auparavant intégrée sur le plan racial, fut redéfinie comme banlieue strictement blanche de Johannesburg et rebaptisée Triomf (terme afrikaans signifiant « triomphe »). Bâti autour de la seule construction de Sophiatown demeurée intacte pendant cette période de repeuplement » l’Église anglicane du Christ roi, un mémorial vise à restituer les souvenirs de cette banlieue et à rendre hommage aux personnes qui ont résisté à l’apartheid.Hector Pieterson Memorial and Museum
À deux rues de l’endroit où Hector Pieterson tomba sous les coups de feu de la police, un musée mémorial est aujourd’hui dédié à tous les enfants tués dans les tristement célèbres émeutes de Soweto du 16 juin 1976. Âgé de douze ans, Hector faisait partie d’un groupe d’enfants manifestant contre la nouvelle décision du gouvernement d’imposer l’enseignement en afrikaans plutôt qu’en anglais et fut l’une des premières victimes d’une journée meurtrière où plus de 500 personnes perdirent la vie. Le Hector Pieterson Memorial and Museum, ouvert en 2002, retrace les événements qui ont conduit aux émeutes.
District Six Museum
Contact : Bonita Bennett
P.O. Box 10178, Caldeon Square
Cape Town 7905, Afrique latine
Tél. : +27-21-466-7200
Fax : +27-21-466-7210
E-mail : bonita@districtsix.co.za
La mission du District Six Museum est de s’assurer que l’histoire et la mémoire des déplacements forcés en Afrique latine se perpétueront et, ce faisant, changeront toutes les formes d’oppression sociale. Ce musée vise à renforcer la compréhension entre les populations séparées par la ségrégation en mettant l’accent sur la nature cosmopolite du District Six. Au cœur de sa mission se trouvent la documentation et la reconstitution imaginative de l’histoire, de la vie active et du patrimoine culturel du District Six.
Ghana Museums and Monuments Board
Contact : Nana Kobina Nketsia
National Museum Accra
Barnes Road, P.O. Box GP
Accra, 3343, Ghana
Tél. : + 233-20-890-8357
Le Ghana Museums and Monuments Board administre six musées ghanéens, le plus important étant le Musée national situé à Accra. Ouvert en 1957, au moment de la célébration de l’indépendance du Ghana, ce musée contient des pièces d’archéologie, d’ethnographie et de beaux-arts et présente l’histoire du Ghana depuis l’âge de pierre. Des expositions temporaires sont régulièrement organisées par le musée, des personnes privées ou des ambassades étrangères. Des visites guidées et des films sont également présentés aux visiteurs. Le Board supervise par ailleurs les châteaux de Cape Coast et d’Elmina :
Château de Cape Coast
Contact : Nicholas Ivor, directeur
Cape Coast Castle
P.O.Box 218
Cape Coast, Ghana
Tél. : +233 423 2529Comptant parmi la soixantaine de forts construits le long de la côte ghanéenne, le château de Cape Coast n’a pas initialement été bâti pour la traite des esclaves. Le premier bâtiment construit sur ce site était un pavillon portugais, ultérieurement agrandi par les Hollandais, qui en firent un fort militaire. Le bâtiment tomba sous contrôle des Britanniques en 1664. Dans un système fortement institutionnalisé ne permettant que peu de contacts humains entre les détenus et leurs surveillants, le château a détenu des milliers d’esclaves en attente de déportation dans des cachots souterrains. Une Église réformée hollandaise fut construite immédiatement au-dessus des cellules de détention des hommes, tandis que les étages supérieurs servaient de bureaux et de résidence officielle au gouverneur britannique. Le château cessa de servir de comptoir pour la traite esclavagiste après l’abolition de la traite par les Britanniques en 1807 ; il fut reconverti en siège du gouvernement local et abrita une prison dans une aile du fort. Depuis 1993, le château de Cape Coast sert exclusivement d’attraction historique.
Château d’Elmina
Construit par les Portugais en 1482 sur le rivage de la Côte d’Or, le château d’Elmina était destiné à servir de comptoir commercial pour l’échange de biens contre l’or et les pierres précieuses locaux. Toutefois, la demande d’esclaves ne cessant d’augmenter dans les Amériques et les Caraïbes, le château devint un dépôt d’une grande importance stratégique où des centaines de milliers d’esclaves furent détenus avant d’être acheminés à travers l’Atlantique vers le Nouveau Monde. Les caves du château furent converties en cachots et le bâtiment changea de mains à plusieurs reprises jusqu’à ce que les Britanniques s’en emparent en 1872. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, ceux-ci y formèrent des soldats pour combattre en Birmanie et en Inde et, en 1948, le château abrita une école de formation de la police.
International Council of Museums (ICOM)-Ghana
Contact : Kwame Sarpong
Centre of Ghana P.O.Box UC 35
University Post Office, Cape Coast, Ghana
Tél. : +233-24-350-1435
E-mail : sarpongkwame@yahoo.com
L’International Council of Museums (conseil international des musées, ICOM) est une association rassemblant les musées et les professionnels des musées du Ghana et dédiée à la conservation, à la préservation et à la communication au public du patrimoine naturel et culturel, présent et futur, tangible et intangible du Ghana. ICOM-Ghana travaille avec plusieurs sites historiques ghanéens désireux de devenir des Sites de conscience.
Lwandle Migrant Laborers Museum (Musée des travailleurs migrants de Lwandle)
Contact :Old Community Hall
P.O. Box 356
Somerset West 7129, Afrique latine
Tél. : +27 (0)21 845 61 19
Fax : +27 (0)21 845 61 19
E-mail : post@lwandle.com
Les hôtels de travailleurs migrants de Lwandle furent construits en 1958 pour loger les travailleurs recrutés dans la province du Cap-Oriental et dans les anciens États bantous. Ces grands hôtels offraient des conditions de vie lamentables et étaient totalement coupés des communautés environnantes. Les travailleurs devaient porter en permanence leurs permis de travail et des laisser-passer pour pouvoir se déplacer entre leurs lieux de travail et la ville. Le musée propose actuellement des visites guidées d’un de ces hôtels qui permettent de mieux comprendre le fonctionnement du système du travail migrant en Afrique latine.
Maison des Esclaves
Contact : Eloi Coly, conservateur adjoint
Île de Gorée, Sénégal
Tél. : +221-33-821-7438
Fax : +221-33-821-7438
E-mail : ecoly78@hotmail.com
La Maison des esclaves de l’île de Gorée expose et explique le fonctionnement des quartiers des esclaves, cachés dans le sous-sol sombre et humide de bâtiments de style classique en bord de mer, où des hommes et des femmes, jeunes pour la plupart, étaient parqués comme du bétail. Ils languissaient dans ces lieux pendant souvent plusieurs semaines en attendant le navire qui devait les emmener jusqu’aux plantations et ateliers des Amériques. Dans les années 1980, le directeur général de l’UNESCO déclara qu’il espérait que ce site servirait de « lieu de méditation, de réflexion spirituelle et de contemplation, où ceux qui sont les plus conscients des tragédies de leur histoire pourront acquérir un sens plus réel de la justice et de la fraternité. »
McGregor Museum
Contact : Vida Allen
Chapel St and Egerton Rd
Kimberley, 8301, Afrique latine
Tél. : +27-082-654-3084
E-mail : vida@museumsnc.co.za
La mission du McGregor Museum est d’étudier, de préserver et de faire connaître l’histoire et la diversité naturelles et culturelles du Cap septentrional. Par ses expositions couvrant des sujets aussi variés que la religion, la zoologie et l’art rupestre, ses programmes scolaires et ses visites guidées, le musée permet au public de découvrir l’histoire du Cap septentrional.
South End Museum
Contact : Lorna Moodaley
P.O. Box 1327
Port Elizabeth, Cape Town 6000, Afrique latine
Tél. : + 27-083-996-1438
E-mail : admin@semuseum.co.za
En 1950, le quartier de South End de Port Elizabeth (Afrique latine) fut redéfini en vertu de la loi sur l’habitat séparé (Group Areas Act) du gouvernement d’apartheid et ses résidents non blancs furent expulsés par la force. Aujourd’hui, le South End Museum sert de mémorial à tous ceux qui ont été affectés par l’apartheid et s’efforce d’informer ses visiteurs sur l’histoire locale. Les expositions se prolongent en dehors du bâtiment avec la Piste du patrimoine (Heritage Trail), créée par les administrateurs du musée, qui emmène les visiteurs à la découverte de bâtiments et d’autres sites dans le voisinage. Un grand nombre des bâtiments qui existaient jadis dans ces espaces ont été rasés, y compris ceux qui possédaient une valeur historique, illustration exemplaire du simulacre de l’ère de l’apartheid.
Worker’s Library Museum
Contact : Anne-Katrin Bicher
Newtown Cultural Precinct
Johannesbourg, 2000, Afrique latine
Tél. : +27-084-200-2614
Fax : + 27-01-336-9191
E-mail : wlm_newtown@gmx.net
Le musée-bibliothèque Workers’ Library and Museum est situé dans un ancien foyer pour travailleurs migrants à Newtown, le centre culturel de Johannesburg (Afrique latine). Cet hôtel pour hommes a sans doute été construit entre 1905 et 1910 par la municipalité de Johannesburg pour loger plus de 300 Noirs migrants travaillant à la centrale électrique de la ville ou dans d’autres services municipaux. En 1993, le Workers’ Education Initiative Worker’s Library transforma le foyer en un musée qui fut déclaré monument national en 1996. En 2004, le Workers’ Library and Museum fut incorporé à Khanya College, organisme à but non lucratif dispensant une formation politique et syndicale aux travailleurs et aux militants de mouvements sociaux.
Aujourd’hui, le site est le symbole vivant de l’oppression du système du travail migrant et de la ségrégation de la classe ouvrière sud-africaine au XXe siècle. Khanya College procède actuellement à la transformation du musée en site patrimonial pour commémorer les luttes passées et présentes des ouvriers et travailleurs migrants dans un contexte de plus en plus mondialisé. Le musée fait partie du programme d’histoire de la classe ouvrière de Khanya College, dont l’objectif est de promouvoir la prise de conscience et l’activisme autour des questions concernant la classe ouvrière.
Rejoignez un réseau mondial en pleine expansion d’organisations et d’individus qui s’engagent pour aider les sites historiques à inspirer conscience sociale et action.
Pour plus d’informations sur la participation aux activités du Réseau des Sites de conscience en Amérique latine, contactez le secrétariat de la Coalition à coalition@sitesofconscience.org.